Comment ai-je découvert cette photo et l’histoire d’un grand photographe ?

Cette photo j’ai voulu m’y intéresser parce qu’elle m’a doublement interpellé. Elle m’a renvoyé à toute la magie de Paris que je venais de quitter pour Annecy.  Doublement Interpellée, car par surprise quelques temps après mon installation sur Annecy,  j’ai reçu par mail mon premier dossier, un croquis de la Tour Eiffel réalisée avec les valises Louis Vuitton, que l’on me demandait de reproduire… Quoi de mieux pour se sentir encore un peu à Paris, tout en étant au bord d’un lac !

 

« Ce que je ne savais pas, à ce moment là commençait aussi pour moi un nouveau voyage, celui de ma récolte des couleurs. »

En faisant des recherches, comme à chaque fois qu’une image m’interpelle, m’évoque un souvenir, une émotion, j’aime connaître d’où elle vient. Sans surprise, cette photo a toute une histoire, j’ai donc creusé pour en savoir plus. Elle a été prise par Jacques Henri Lartigue le 5 octobre 1978, sur l’esplanade du Trocadéro, pour la célébration des 125 ans de la marque en 1979. Depuis, cette photo a été utilisée à plusieurs reprises par Louis Vuitton sous différentes déclinaisons : un grand portfolio à tirage limité, pour les affiches de nombreuses expositions et très souvent reprises dans les salons Vuitton.

Quand on regarde le travail de ce photographe, on trouve aussi de magnifiques captures en couleur. Il a été connu pour son travail sur le relief et la couleur. Pour saisir le réel, loin des techniques d’aujourd’hui, ses mains et ses yeux avaient a leur disposition : la stéréoscopie, avec un appareil à deux objectifs, qui reconstitue la perspective ; et pour la couleur, les plaques autochromes, commercialisées depuis 1907.

Quand j’imagine tout ce travail de l’image, cela ne peut que m’emporter et me faire voyager.

Citation de Jacques Henri Lartigue :

 « M Aubert [son professeur de mathématiques] m’a montré une photo en couleurs ! J’en ai été tout étourdi en pensant à mes photos. Si je pouvais les faire comme celle-là… ».

« Avant, chaque fois que c’était trop joli ou qu’il faisait trop beau, cela me donnait mon espèce de ‘petite maladie’ : un mélange d’émerveillement et de ‘désespéré’. Mais ce matin j’ai des plaques en couleurs, des ‘autochromes’. J’installe mon pied et mon appareil devant les grands arbres immobiles dans la brume bleue, et je suis content ! Comme tranquillisé… » (Journal, juillet 1913). Source :  Lartigue.org

On imagine tant le bonheur que de réussir à attraper ces couleurs. Celles qui aujourd’hui passionnent tant de monde, celles que l’on étudie pour comprendre leur sens, leur impact.

Le début de mon voyage commence…

 

 

 

 

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